jeudi 20 octobre 2011

La fête foraine

          La fête foraine s'est installée depuis peu à côté de chez nous. En écho aux "Youpiiiiii !!" de mes enfants quand on passait devant en voiture (c'est à dire plusieurs fois par jour car elle est sur le trajet de l'école !), je me disais dans mon for intérieur "Arffff j'aime paaaaas les fêtes foraines !". Jusqu'à présent, j'avais réussi à contourner le problème, notre ancienne voisine adorait aller à la fête foraine et embarquait joyeusement Martin et Paul, c'était im-pec-cable mais là, vous l'aurez compris, plus de voisine, elle a déménagé. Arf.
Mes enfants ont donc vraiment et clairement trèèèèès envie d'y aller, c'est sans doute le moment pour moi d'aller voir ce qu'il y a derrière cette aversion. Tout d'abord, il y a la musique, vraiment trop forte et vraiment pas à mon goût. En creusant un peu plus, je revois ma voisine revenant les bras chargés de jouets de pacotille qui rendaient l'âme au bout de 2 utilisations, ah non, clairement, je ne veux pas ça ! Bon, la musique, je peux faire avec sans trop de difficultés si on ne reste pas longtemps mais les jouets, non, c'est vraiment pas possible pour moi à ce moment-là. Après avoir clarifié tout cela en moi, j'en parle à Martin et Paul, je leur expose le cadre (que des manèges, pas de tir à la carabine ou je ne sais quoi à cause des jouets qui se cassent en moins de 2). Ils sont d'accord, je leur explique aussi que je n'ai pas envie de dépenser trop d'argent et que je prends un billet de 20 €. Le cadre d'expérimentation convient à tout le monde, c'est parfait !
Arrivés là-bas, ils gèrent leur argent, refusent le tour de trampoline à 5€ parce que "sinon, maman, on aura presque plus d'argent pour le reste". Je vois bien la mine un peu déconfite de mon Paul devant la pêche aux canards "c'est pas possible, hein, maman ?" et moi, je me dis que j'ai eu le nez fin en voyant un poisson rouge dans son minuscule bocal comme charmant lot, ouh là, c'eût été le pompon, là ! :-D J'ai pris beaucoup de plaisir à voir leurs mines réjouies sur les manèges, on a finalement tous passé un excellent moment en lien avec nos besoins du moment ;-)

4 commentaires:

Drago a dit…

Et tu n'as pas culpabilisé devant la mine déconfite de Paul ? Comment aurais tu géré une crise s'il avait réellement voulu la faire cetet pèche?

Amanda a dit…

Non, je n'ai pas culpabilisé ni éprouvé d'émotions particulières. Comment cela a-t-il pu être possible ? Voici mon regard sur ce cas pratique : mes enfants et moi avions établi ensemble le cadre qu'on souhaitait/pouvait donner à cette expérimentation. J'avais passé du temps à en parler avec eux pour qu'à la fois, le cadre soit clair et que chacun se sente libre d'exprimer ce qu'il en pensait. Pendant tout le temps de l'expérimentation ensuite, j'étais en lien avec ce cadre et mes enfants aussi. J'observe que quand je suis en lien avec le cadre, mon émotionnel n'entre pas en jeu et je l'observe aussi chez mes enfants, chez Paul ce jour-là qui a pu dépasser très rapidement sa frustration.

Anonyme a dit…

que tu n'aies pas culpabilisé envers Paul, je comprends mais que tu sois rester de marbre face au regard implorant du poisson rouge qui ne souhaitait qu'une chose : venir vivre chez toi, loin de la musique de fête foraine et des odeurs de churros !! T'as pas de cœur !!

cali a dit…

j'adoooore !!!!! la facon dont tu arrives a determiner tes besoins surtout... c'est difficile de se tourner vers son interieur quand on commence a etre enervée d'un truc... Merci de cette piqure de rappel !

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