mardi 8 novembre 2011

Lundi matin chez D.

             Je viens de créer une nouvelle rubrique : vos cas pratiques. Dans cette rubrique, je vous propose mon éclairage sur une situation de conflit que vous vivez de manière récurrente ou non avec votre enfant et des pistes pour que ce genre de scène ne mène plus au conflit.
Hier matin, D. partageait cette scène : elle prend son petit-déjeuner avec sa fille de 7 ans et voyant les affaires d'école dispersées de sa fille, lui dit : "et surtout n'oublie pas de ranger ton cartable" ce à quoi, sa fille lui répond du tac au tac : "t'as qu'à le faire, t'es à côté !". D. s'emporte en lui disant que ce n'est pas elle qui aurait une gommette si elle arrivait à l'école le cartable vide et qu'elle serait apte à l'écouter quand elle dirait les choses normalement et pas sur ce ton. D. part en claquant la porte. Tout le monde est énervé. 
Que s'est-il passé ? Pourquoi la fillette a-t-elle répondu sur ce ton à sa mère ? Qu'est-ce qui a provoqué l'énervement chez sa mère ? Visiblement, O. a mal pris la remarque de sa mère lui demandant de ranger ses affaires. J'imagine qu'elle s'est dit : "comme si j'avais besoin de toi pour y penser ! tu me prends pour un bébé ou quoi ? je sais très bien ce que j'ai à faire" ou quelque chose dans ce genre-là. Elle est en colère. Pour éviter que nos enfants le prennent mal, on peut se contenter d'observer la situation sans y ajouter une injonction : "ah ! je vois tes affaires sur la table !" A eux, ensuite, de faire le nécessaire... ou pas. Il aurait peut-être suffi d'une gommette pour que O. range à l'avenir ses affaires consciencieusement le soir, elle aurait appris par elle-même qu'il est nécessaire d'arriver avec tous ses cahiers à l'école. L'expérience n'est pas transmissible, nos enfants ont besoin d'expérimenter, tout comme nous !
Qu'est-ce qui a provoqué l'énervement de D. ? Le ton de sa fille. Sans doute que déjà, en sachant ce qu'il y avait derrière ce ton, elle aurait été moins énervée ou même plus du tout. Entraînons-nous à saisir ce qu'il y a derrière les débordements émotionnels de nos enfants, ils cachent toujours un besoin non assouvi (dans ce cas, l'autonomie). En faire le reflet à l'enfant, lui témoigner de l'empathie, lui permet de se sentir entendu dans son malaise : "oh ! tu n'es vraiment pas contente, tu n'aimes pas quand je te dis ce que tu as à faire ?" On peut se tromper, l'enfant saura nous le dire : "non, c'est pas ça, c'est que..." La pression retombe, l'enfant se sent entendu dans ce qu'il ressent et donc, il est disposé à écouter son parent, si celui-ci en éprouve le besoin, sur son désir d'être tranquille le matin ou de passer un moment agréable avec ses enfants avant de commencer la journée de travail ou que sais-je encore...
Voilà quelques outils pour éviter le conflit dans ce genre de situation, peut-être en avez-vous expérimentés d'autres de votre côté, partagez-les en écrivant un commentaire !
N'hésitez pas à m'envoyer des cas pratiques, je piocherai dans ce que vous m'envoyez pour étoffer cette rubrique :-)

1 commentaires:

Drago a dit…

ca semble si évident quand on le lit.. .POurtant j'aurai sans doute gérer la situation comme D. ....

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