vendredi 4 novembre 2011

Notre autonomie de parents

           Aujourd'hui, je souhaiterais rebondir sur le commentaire de Drago qu'elle a écrit hier et plus précisément sur cette phrase-là : "On apprécie ces moments de solitude quand on a 3 enfants, ce silence mais ils deviennent vite lourds." En lisant cette phrase, j'ai pensé à cette femme et à sa fille de 5 ans que j'accompagne depuis quelques mois. Lors de notre premier accompagnement, V. me disait combien la relation entre elles 2 était difficile : elles s'insupportaient mutuellement quand elles étaient ensemble et pourtant c'était difficile pour elles de se séparer.  Que chacune gagne en autonomie a été notre principal axe de travail. Nous avons créé au fil des séances divers outils pour que ce lien fusionnel se distende et que chacune soit d'abord en connexion avec ses besoins avant de rentrer en connexion avec l'autre. V. est rentrée progressivement dans l'écoute de ses besoins puis dans leur affirmation et parallèlement, sa fillette de 5 ans a gagné en autonomie acceptant de mieux en mieux les départs de sa mère. Lors de notre dernier accompagnement (le 5ème), V. me partageait que l'après-midi même, elle allait faire du sport puis elle allait faire les boutiques avec une amie, cela était naturel à présent et ne posait de problème ni à l'une ni à l'autre. Quel changement ! Quel plaisir elles avaient à présent à partager du temps ensemble !
Nous sommes des pères ou des mères d'enfants mais avant tout, nous sommes des hommes et des femmes. Ce rôle de parents que nous endossons à la naissance de notre premier enfant n'est qu'un rôle, ce n'est pas nous, nous sommes bien plus que ça. Si une mère ou un père s'identifie complètement à ce rôle, qu'adviendra-t-il quand les enfants quitteront le nid familial pour voler de leurs propres ailes ? Pourtant, c'est ce qui va se passer un jour ou l'autre. J'irai même un cran plus loin : pour que nos enfants puissent s'envoler du nid (oui, j'aime beaucoup cette image-là :-p), il est nécessaire que les parents ne fassent pas peser sur eux le poids de leur appréhension du départ car cela pourrait les freiner dans leur envol.  Je vous invite donc à goûter les moments où vous êtes seuls, à prendre du plaisir quand vos enfants ne sont pas là et à vivre votre autonomie pleinement pour à la fois découvrir d'autres facettes de vous et permettre à vos enfants de faire de même :-)

3 commentaires:

Drago a dit…

Ton message me parle fort et bien. Comme tu le sais je vis avec Anna une période difficile ou ce llien si fort semble trop fort, difficile à porter pour elle, à assumer pour moi. Elle en arrive à ne plus vouloir de séparation, jour et nuit. Je me rends compte qu'il va falloir que je travaille sur moi aussi.
Mais comment??

Anonyme a dit…

c'est drole... pour moi c'est plus comment faire avec le role de mère... en plus de celui de femme que je ne veux pas quitter un moment... je savoure pleinement les instants seule... il faut que j'apprenne à savourer les instants avec les enfants... ;)mais j'y arrive...
Bijou

olivier a dit…

merci pour cette reflexion , je compte m impregner de cela pour ma vie d homme et je l espere , pour ma part, ta reflexion me fait enormement echo car j ai souvent considerer la solitude comme une protection alors que ce peu etre un formidable outil de liberté , et de plus par mes voyage j ai peu m en rendre compte , merci et bravo pour ton travail , a bientot , olivier

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