mardi 20 décembre 2011

Un jour sans

          Vendredi dernier, en me levant le matin, je ne me sentais pas bien du tout. C'était ce genre de matin où on a qu'une envie, celle de retourner sous la couette et d'y rester. Longtemps. Un cortège (beau le cortège :-D) d'émotions allaient et venaient, je me sentais épuisée (ah, la fatigue émotionnelle, hein !) Nathan était avec moi pour la journée et n'était pas du tout coopératif. Nathan, tu viens t'habiller ? NON ! Nathan, on va chercher Paul à l'école, tu viens ? NON ! Enfin, vous voyez le genre :-p Et pourtant,  la journée ne s'est pas si mal passée, je n'ai même pas trop râlé (bon, 2 ou 3 fois quand même :-p C'est pour ça en fait que je ne veux pas me lancer dans le challenge d'arrêter de râler, c'est trop durrrrrr :-p)

Qu'est-ce qui m'a aidée à traverser cette phase sans trop d'encombres ?

  • Tout d'abord, j'ai laissé tomber les multiples tâches que j'avais à faire, je n'en avais pas du tout l'élan et j'ai donné la priorité à mon état émotionnel. Voilà ce qui était prioritaire, traverser ces émotions en sachant que ce n'était qu'une phase. Le linge pouvait attendre, lui, il n'a pas d'états d'âme que je sache ;-)
  • Concernant Nathan, je savais bien que j'avais une grande part de responsabilité dans sa non-coopération. L'enfant, jusqu'à un certain âge (celui-ci est variable, entre 4 et 6 ans le plus souvent) est directement connecté à ce qui se passe chez sa mère. Donc tourbillon émotionnel chez moi donne non-coopération chez Nathan ce jour-là. Ouh la bonne équation :-p ! D'où la priorité de retrouver mon calme intérieur, c'est moi qui avais la clé.
  • J'ai lâché du lest sur plein de choses ce matin-là. Je n'étais pas du tout en mesure d'accueillir la colère ou la frustration de mon fils. J'avais bien assez à faire avec mes émotions à moi. Tu veux vider la boîte de légos ? Okkkkkk ! Tu veux aller chercher Paul avec ces après-skis qui sont bien trop grands ? Trèèèès bien !

Petit à petit, le tourbillon émotionnel est devenu un vent fort puis une petite brise. A 16h, l'orage était passé et notre appart était dans un sacré chantier :-p

Quels enseignements tirer de cette expérience ?

  • Quand nos enfants se montrent non-coopératifs (particulièrement les plus petits), allons voir déjà ce qui se passe en nous. Vous sentez que l'émotionnel est en marche ? Chercher des solutions extérieures à la non-coopération de votre enfant reviendrait à pallier le problème un temps mais si l'origine n'est pas traitée, le problème risquerait fort de resurgir. Il est primordial dans ce cas-là de donner la priorité à notre état émotionnel, la balle est dans notre camp. La clé est en nous.
  • Quand nous sommes habités par des émotions, il est difficile voire impossible d'accueillir les émotions de nos enfants et d'autant plus des émotions fortes comme la colère. Donc, non, ce n'est pas possible. Ici, j'ai fait le choix de ne pas créer de conflit, il est possible aussi de s'éloigner voire d'aller dans une autre pièce en disant à notre enfant qu'il a le droit de se mettre en colère mais que ce n'est pas possible pour nous. On ne subit pas la situation, on agit pour faire en sorte que nos besoins soient respectés tout en respectant celui de l'enfant de se mettre en colère ;-)

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