lundi 30 janvier 2012

Le plaisir est contagieux !

        Aujourd'hui, je souhaiterais partager avec vous mon cheminement par rapport à mon besoin d'ordre et mes différentes prises de conscience.
J'ai besoin d'ordre, c'est un fait. J'apprécie l'atmosphère d'une pièce quand elle est rangée. Le désordre me brouille l'esprit, l'ordre m'apaise. Pendant longtemps, j'ai attendu, de mes enfants principalement, qu'ils respectent ce besoin que j'avais et qu'ils coopèrent au rangement. Aaaaah j'ai râlé de nombreuses fois quand ça ne venait pas, je leur ai plus d'une fois exprimé ma colère d'avoir à ranger leurs jouets ! 
Et puis, un jour, j'en ai eu marre de mes râleries, il m'était devenu évident que je me punissais moi-même en m'infligeant cette négativité et en plus, ce n'était pas efficace, mes enfants rangeaient sur le coup (ou pas...) mais ne rangeaient que rarement d'eux-mêmes. Ce jour-là, j'ai pris la décision de satisfaire mon besoin d'ordre moi-même. C'était mon besoin, mes enfants ne le partageaient apparemment pas pour l'instant, j'allais donc m'en occuper moi-même ! Je me suis alors mise à ranger pour satisfaire mon besoin d'ordre sans savoir qui avait vidé toute cette caisse-là ou qui avait laissé traîner ses chaussettes sales, non, je me suis mise simplement  à ranger quand j'en ressentais le besoin, quand le désordre m'indisposait. Très vite, je me suis rendu compte quel plaisir je ressentais à satisfaire mon besoin dans mon autonomie, c'était trop bon, vraiment !  Ah là  là quel contraste entre mes râleries qui me polluaient et ce plaisir que je ressentais alors, ça n'avait juste plus rien à voir !
Et vous savez quoi ? Je n'avais plus d'attentes par rapport à mes enfants et c'est à ce moment-là qu'ils se sont mis à ranger. Même Paul qui était jusqu'alors très réticent au fait de ranger, s'y est mis naturellement, il verbalise même aujourd'hui qu'il y prend du plaisir. Nathan, lui, se met maintenant très souvent à ranger quand il a fini de jouer avec quelque chose ou quand il me voit ranger.
Voici pour mon expérimentation que j'ai à présent engagée dans d'autres domaines, je vous en reparlerai sans doute quand le moment se présentera ;-) Toujours dans l'idée de ne pas être dans l'attente que mes besoins soient assouvis par mon entourage mais commencer par me donner à moi ce à quoi j'aspire !

Il y en a sans doute parmi vous qui sont perplexes, je l'aurais été tout autant avant de le vivre ! Je vous propose donc de l'expérimenter à votre tour :
  • Identifiez dans un premier temps un besoin que vous avez pour lequel vous attendez de votre entourage qu'il le satisfasse. Commencez par quelque chose de simple, de directement accessible.
  • Prenez la décision dès aujourd'hui de satisfaire ce besoin dans votre autonomie.
  • Livrez-vous avec méticulosité à la satisfaction de ce besoin quand vous en avez l'élan.
  • Concentrez-vous sur le plaisir que vous ressentez dans cette autonomie que vous développez.
  • N'attendez rien de l'entourage, restez concentré sur la satisfaction de votre besoin.
  • Observez les changements qui s'opèrent autour de vous... ou pas
  • Partagez sur ce blog, si vous le souhaitez, le fruit de vos expérimentations !

1 commentaires:

kristin a dit…

Bonjour Amanda,
J'ai moi aussi constaté qu'il était plus facile pour moi de ranger ce qui me dérangeait que de râler sur tout le monde pour obtenir la même chose. Par contre, je ne suis pas sûre que cela ait incité le reste de la famille à ranger ;-)

Enregistrer un commentaire