lundi 16 janvier 2012

Les devoirs

             Hier soir, je relisais un article sur LeMonde.fr qui m'avait interpelée il y a quelques jours de cela : "Devoirs scolaires, le châtiment familial". Je vous en livre quelques extraits :
"Dans beaucoup de familles, le temps des devoirs est synonyme de tensions. Ces moments sont même vécus par certains comme une punition collective, que l'on voit revenir chaque soir avec appréhension. Une enquête, réalisée en 2011 auprès de 598 familles (...) montre que pour 59% des parents interrogés, le temps des devoirs est vu comme un dur moment à passer."
"« A chaque fois, je m'en veux de m'énerver mais c'est plus fort que moi, témoigne Vincent Massena, informaticien père de deux enfants âgés de 7 et 12 ans (...). Je voudrais que le travail soit fait rapidement pour pouvoir passer à autre chose (...) Et finalement cela traîne parce qu'ils ne comprennent pas aussi vite que je le souhaite, ne sont pas concentrés. Pédagogiquement c'est nul et au final tout le monde est malheureux. »"

Dans le but de vous accompagner vers plus d'harmonie dans ces moments-là, je vous propose quelques pistes d'expérimentation :

  • Dans un premier temps, je vous propose de vous interroger sur le plaisir (ou pas) que vous avez à accompagner votre enfant dans la réalisation de ses devoirs. Si vous vous sentez dans la résistance voire dans la souffrance, je vous invite à accepter ce ressenti sans jugement et à envisager une autre solution. Votre enfant a-t-il la possibilité d'aller à l'étude ? Votre conjoint est-il plus disposé à les faire avec votre enfant ? Pourquoi ne pas en parler au grand frère qui se ferait peut-être une joie de partager ce moment-là avec son cadet ? Accompagner votre enfant vers plus d'autonomie à ce niveau-là ? Ne restez pas dans une situation inconfortable pour vous, il y a forcément une autre solution.
  • Soyez attentif au rythme de votre enfant. Certains enfants préfèrent faire leurs devoirs tout de suite après l'école, d'autres préfèrent jouer un bon moment avant. Pour certains même, le meilleur moment d'acquisition se situe après le dîner. Expérimentez et choisissez le moment le plus propice.
  • Limitez le temps passé à faire les devoirs en particulier les jours où votre enfant a passé toute la journée à l'école, 20 minutes d'attention supplémentaire sont bien souvent le maximum qu'un enfant peut donner.
  • Présentez et vivez ce temps passé à faire les devoirs comme un moment de plaisir, un moment où nous constatons, nous parents, tous les progrès que notre enfant fait au fil du temps. Le plaisir est contagieux et quand le plaisir est là, ça roule tout seul :-)
  • Soyez souple dans l'organisation. Les devoirs n'ont pas tous besoin d'être faits à une table : la poésie comme les tables de multiplication peuvent être apprises dans le lit avant de s'endormir ou en faisant la cuisine... Apportez de la fantaisie et de la créativité dans les apprentissages !
  • Développez l'autonomie de votre enfant dans la réalisation de ses devoirs. Dans ce but, plutôt que de systématiquement faire les devoirs avec lui, vous pourriez commencer par lui demander s'il a besoin d'aide. "As-tu besoin d'aide pour tes devoirs ?" Ce serait dommage de passer à côté d'une volonté d'autonomie. J'observe chez Martin, qui fait majoritairement ses devoirs seul comme cette autonomie cultive sa responsabilité et sa confiance en lui.

Si vous avez d'autres pistes d'expérimentation à proposer, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires :-)

    3 commentaires:

    Drago a dit…

    les pistes ont presque toutes été explorées ici et à part dans les moments où mon fils ne veut pas coopérer du tout le moment se vit bien en général. Ce qui l'amuse bcp c'est de me voir réciter les poésies à sa place... Il adore me voir galérer pour retenir les "paroles" et comme il se sent le devoir de me corriger il se doit de connaitre sa poésie par coeur!!

    Anonyme a dit…

    J'ai la chance d'avoir une enfant très autonome pour les devoirs, et qui jusqu'à présent s'en sort très bien à l'école. Je mesure cette chance, parce que je sais combien ça peut être galère et empiéter sur la vie familiale (et... nous verrons bien ce qu'il adviendra pour les deux petites soeurs !)

    Je voudrais partager une expérience: ma fille E. fait ses devoirs sur la table du salon, et m'appelle si besoin. Quand c'est trop difficile, elle me demande de l'aider davantage, de rester assise à côté d'elle.
    A deux reprises, ça s'est mal passé. Elle voulait que je l'assiste, mais acceptait mal la façon dont j'intervenais.
    Nous avons donc établi la règle suivante: si elle a besoin que je sois là pour tout un exercice, elle m'explique AVANT de quelle façon je dois intervenir. Depuis, tout se passe bien.

    Judith

    Daphné Dohne a dit…

    Mettre en place, une routine, pour la soirée du retour de l'école est aussi une méthode très efficace. Après un salutaire moment de pause au retour de l'école, il vaut encourager l'enfant à s'installer dans une routine quotidienne, qui améliorera son efficacité. Je vous propose de lire un article que j'avais écrit sur mon blog il y a quelques temps intitulé "Soirée typique du retour de l'école".

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